Rouler en peloton (2/2)

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

La tête du peloton

En tête de peloton, vous devez :

  Maintenir une vitesse la plus régulière possible.

  Indiquer clairement les virages et les arrêts.

  Indiquer, en pointant du doigt, les trous et les crevasses dangereuses.

  Éviter de passer très près des trous et crevasses.

  Devant un obstacle (piéton, voiture stationnée, etc.) indiquer d’un mouvement de la main
  qu’il faut s’éloigner du bord de la route.

  Ne jamais s’écarter brusquement lorsqu’il y a un obstacle sur la route.

  Surveiller les chiens qui pourraient avoir la tentation de venir jouer aux quilles avec le 
  peloton.  

  En tête de peloton, vous pouvez vous considérer comme un pilote de Boeing (salaire en moins)  
  et toute la responsailité du groupe.

  Rouler à la tête d’un peloton est malgré les apparences beaucoup plus exigeant que de rouler
  seul. Il faut être concentré, prévenant et le plus stable possible.

Pour augmenter la vitesse du peloton vous devez :

  Vous assurer que l’ensemble des cyclistes du peloton est capable d’absorber ce gain de vitesse.
 
  L’augmenter très graduellement, un km/h à la fois.

  Ne jamais le faire juste après avoir pris le relais.

  Il faut savoir faire corps avec le reste du groupe. À quoi bon augmenter la vitesse et
  finalement se retrouver seul ou à deux trois en avant du peloton? Rappelez-vous qu’une sortie
  cyclosportive n’est pas une course. Si après avoir augmenté la vitesse durant votre relais, vous
  réalisez que le groupe revient à la vitesse qu’il avait avant, c’est probablement parce qu’il ne
  veut pas rouler plus vite.

Formation de deux lignes parallèles - il est préférable, pour un groupe de six cyclistes ou plus, de rouler en formation de deux lignes parallèles. Une file de cyclistes trop longue produit beaucoup d’effet de ressort, ce qui peut, à la longue, devenir épuisant. Le roulement à deux lignes est alors plus confortable et l’effet d'aspiration est plus efficace. Dans une formation à deux lignes, on peut faire les relais deux par deux ou par un roulement du groupe.

 a) Le relais deux par deux a l’avantage de vous laisser côtoyer le même cycliste pendant une bonne partie du parcours. Il a l’inconvénient de prendre beaucoup de place sur la route puisqu’au moment du relais il y a trois cyclistes de large.





  b) Pour faire des relais par roulement : Il faut que la ligne de droite remonte   
  lentement la ligne de gauche jusqu’à ce que le cycliste d’en avant puisse se tasser à
  gauche. Celui qui est en arrière à gauche se tasse alors dans la ligne de droite. Ce
  manège peut évidemment se répéter indéfiniment. Le relais par roulement est plus
  difficile et demande des cyclistes un peu plus expérimentés. Il est important que tous
  les cyclistes du groupe soient conscients des manœuvres à exécuter. Faire des relais
  très courts est la façon la plus rapide de rouler en groupe de cinq à dix cyclistes.
  Aussitôt qu’on a atteint la première place de la ligne montante, on se déplace dans la
  ligne descendante du groupe. De cette façon, chaque cycliste reste très peu de temps
  face au vent (10 à 20 secondes) ce qui permet à tout le groupe de rouler très
  rapidement. C’est la formation à utiliser, entre autres, lorsque vous êtes un petit
  groupe qui veut en rejoindre un autre.






Formation en éventail
- par vent de côté, il est préférable de former un éventail plutôt que de rouler en file indienne .




Si le vent vient de la gauche, le cycliste de tête se place près du centre de la route; s’il vient de la droite, il doit être à la bordure de la route. Vous évitez de croiser votre roue avec celle du cycliste qui vous précède. Les cyclistes très expérimentés roulent assez près les uns des autres en plaçant leur roue avant à mi-chemin de la roue arrière de celui qui les précède.

En formation d’éventail, il est particulièrement important de garder une ligne de roulement la plus droite possible et d’éviter tous déplacements transversaux brusques. Si vous vous déplacez transversalement, le cycliste qui vous suit sera obligé de faire la même chose, mais avec possiblement un déplacement un peu plus prononcé que le vôtre. Cet effet d’amplification du déplacement peut donner des sueurs froides à ceux qui sont à la queue de l’éventail.

En formation d’éventail, il faut prendre les relais du côté d’où vient le vent. Sinon, vous seriez obligé d’accélérer avant de faire votre relais.


Par vent de côté, si le groupe est trop gros pour un éventail simple, il faut se placer en formation d’éventail double et faire des relais courts.

 

La formation en éventail ne fonctionne pas bien lorsque le groupe est trop gros (plus de 7 ou 8).
Les derniers, à la queue de l’éventail, sont alors en bordure de route et ne peuvent pas profiter de l'aspiration de ceux qui les précèdent. Il est alors préférable de faire deux éventails un derrière l’autre et de faire des relais en changeant d’éventail. Comme pour la roue, il est nécessaire que tous les cyclistes du groupe soient conscients des manœuvres à exécuter.
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Publié dans Technique du cycliste

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