Cyclisme et Prostate

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

 

PRATIQUE DU CYCLISME ET PROSTATE

 

                       Source : Dr Gérard Guillaume, médecin de la Française des jeux, lu dans cyclo passion.

 

Prostate

 

      Dans cette zone, les problèmes liés à la pratique du cyclisme concernent rarement la prostate. Il s’agit le plus souvent de soucis d’ordre mécanique du périnée, de lésions, de furoncles, de ce que l’on appelle « le troisième testicule ». Il y a aussi le syndrome de compression du nerf pudendal qui irrigue la verge. Ce nerf est comprimé sur la selle, ce qui entraîne des engourdissements et des troubles de l’érection sur des durées plus ou moins longues. Il arrive parfois que le cycliste soit victime de congestion de la prostate. La prostate est un organe sexuel entre la vessie et le petit bassin, pas plus grand qu’une châtaigne. Une prostatite est un problème infectieux sous la forme de difficultés à uriner, de délai d’attente du jet urinaire, ou encore lorsque celui-ci se coupe en deux. Ces problèmes ne sont pas forcément en relation avec la pratique du cyclisme : nombre d’hommes, sportifs ou non, connaissent des problèmes de prostate.

Les pratiquants ont intérêt à vérifier leur position sur le vélo, notamment la hauteur de selle et l’allongement des bras. Cela peut effectivement provenir d’une incompatibilité. Le plus important est la selle : ne sacrifiez pas au phénomène de mode et à la course vers la légèreté. C’est aussi valable pour les pros. Les selles les plus confortables sont les plus larges, car les problèmes liés à la selle sont latéralisés. De plus, quand les selles sont évidées au centre, les pressions se reportent encore sur les côtés. Malheureusement, le temps est au sacrifice du confort pour le rendement. On ne resterait pas assis des heures et des heures sur une chaise inconfortable, pourquoi le ferait-on sur un vélo ?

Alors oui, la pratique du cyclisme peut augmenter les risques de prostatite, mais beaucoup d’hommes, autour de la cinquantaine, rencontrent ces problèmes. S’ils se répètent, mieux vautconsulter. Il faut aussi comprendre que le vélo n’est qu’un révélateur et que la cause de ces souffrances peut être ailleurs. Il faut aller chercher au-delà de la pratique du cyclisme.

En arrivant dans le staff Française des jeux, j’ai été surpris par l’importance et la gravité des pathologies de selle et de périnée. D’ailleurs, on voit régulièrement dans la presse sportive des coureurs absents pour ce genre d’embêtement. Plusieurs causes : la course entre les fabricants, les vélos de plus en plus rigides, le nombre de kilomètres parcourus dans l’année qui multiplie les frottements et les irritations, etc…. 40 % du poids se répartit sur la selle. Afin d’éviter, ou du moins de minimiser les risques, observez certaines règles.

Au niveau de l’hygiène, ne faites aucun excès. Il ne sert à rien d’être trop maniaque, au risque d’entamer la couche protectrice de la peau et de favoriser les plaies. Utilisez des produits non allergisants (pensez au savon de Marseille) et un cuissard parfaitement adapté à votre taille, avec les plis et coutures placés au bon endroit. Enfin, lavez votre cuissard à la main afin d’éviter les lessives agressives.

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