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VOEUX 2016

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

VOEUX 2016

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Réunion de bureau du 21/12/2015

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

Réunion de bureau du 21/12/2015

La réunion de bureau a eu pour but d’organiser et de répartir les tâches

Le Bureau : 1 Président- 1 secrétaire, 1secrétaire adjoint, 1 trésorier, 1 trésorier adjoint

Conseil d’administration : membres

Le bureau : Président : Michel Creach- Porte-parole du club auprès des instances ou organismes avec le club entretien des relations ; signe tous les documents.

Responsabilité civile financière et pénale de l’association

Détermine l’orientation et les objectifs du club. Veille au bon fonctionnement du club

Préside et anime les réunions ainsi que L’AG

Coordonne les manifestations du club et assiste les autres membres dans leurs tâches

Président d’honneur : H Joannés –conseiller du Président

Secrétaires : Jean Calvez -Participe et informe les membres du club sur les activités à venir

Enregistre les décisions prises ; rédige un PV si besoin

Répond aux courriels

Prépare et met à jour les calendriers des sorties ; choisit les parcours

Enregistrement des licences auprès de la fédé- Commande les équipements

Secrétaire : Claude Truchot – En accord avec le président prévoit et organise les loisirs, réservation des salles etc...

Trésoriers : Philippe Bidault, J Pierre Nicolas-Ont la charge des fonds du club

Font le suivi des recettes et dépenses

Préparent le budget

Assurent le suivi avec le secrétaire des ventes d’équipements

Commissions : Circuits - J Calvez , P Maitre, JP Nard, C Carn , A Renaud, O Le Louët, A et P Morvan, D Le Bris

Animation – C Truchot, C Carn ,P Maitre, P Bidault, A Nard,

Informatique- A pourvoir

Activités majeures 2016 : Le 8 mai Muco Brest , Le 12/06 La Daoulasienne, 12/19 juin Accueil du club de Trégueux, 19 juin La Sport Breizh , 25 juin La Pierre Le Bigaut, septembre Accueil de l’association Fleurette (Cyclos camping caristes)

Activités festives : le 16 janvier galette, le 13 mars repas club, le 4 septembre barbecue. Les lieux seront précisés ultérieurement

Projet : achat de pneus en gros dans le but de faire baisser les prix (Michelin Lithion 2 Noir et noir et gris)

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Vélo loisir

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

Petite distraction de fin d'année cycliste.

                                                       

              Joyeux noël

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La SPORT BREIZH

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

Le 4 novembre à eu lieu une première réunion pour la Sport Breizh du 18 et 19/06 /2016. Piloté par Gurwan Musset. Nous avons reconnu l'étape Argol- Argol ,qui traversera les sept communes de La Presqu'île de Crozon avec de nombreuses difficultés.

Appareil photo

Le12 décembre au matin à Argol une réunion en présence des maires de la Presqu'île de Crozon et de nombreux invités ,G Musset a présenté la course Sport Breizh élite amateurs 17,18,19/06/2016.Trois étapes:1ere Plougastel et Monts d'Arrée,2ème Cap Sizun  Pte Du Raz, 3ème Presqu'île de Crozon Argol- Argol + une boucle sur Argol
Pendant la durée de la course, les coureurs et l'encadrement technique seront logés au VVF Argol
 
Le samedi le vtt de la Presqu'île de Crozon organisera une rando
Le dimanche matin Le Vélo sport de la Presqu'île de Crozon organisera une cyclo rando 100,70, 50 km.
Le 100km cyclo rando sera le même que les coureurs.

Appareil photo

La Sport Breizh Simon Le Borgne 55km

Dénivelé:588 m

Dénivelé:588 m

La Sport Breizh Simon Le Borgne 75km

Dénivelé: 1024 m

Dénivelé: 1024 m

La Sport Breizh Simon Le Borgne 100 km

Dénivelé: 1439m

Dénivelé: 1439m

La SPORT BREIZH

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Diagonale BREST MENTON

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

Nos amis Marie-Claude et Michel (voir l’article paru le 13Aout 2015 dans notre blog) ont participé au PARIS-BREST-PARIS 2015 leur préparation à cette dur épreuve leur a demandée de longues sorties à vélo.

Michel nous a transmis son carnet bord ou carnet de selle, d’une partie de ses parcours (de célèbres diagonales) effectuées avec des amis de leur club le HAC Cyclos de l’Hermitage (35).

Si des cyclos sont intéressés à effectuer l’une de ces diagonales ils pourront s’inspirer des récits rédigés par Michel.

Bonne lecture

BREST – MENTON N° 15030

du 23 au 27 mai 2015

Compte-rendu de Michel HERVE, HAC Cyclos de l’Hermitage (35).

Appareil photo

Préliminaires :

Octobre 2015, je m’attelle à la tâche de mes comptes-rendus, eh oui, j’ai encore du retard, je vais avoir les remontrances légitimes d’Annette... Le mois d’août est passé une nouvelle fois à vitesse grand V avec le Paris-Brest et en septembre, dans la foulée, je me préparais pour le Half-Ironman de St Lunaire (35) réalisé depuis avec succès, le tout au moment de la reprise du boulot et de la rentrée scolaire… Je me suis, une nouvelle fois, laissé déborder… Que me reste-t-il en mémoire de ce nouveau périple ? De belles rencontres et tout de même quelques bons moments. Je vais essayer de vous relater ces rencontres que j’ai pues faire, d’y ajouter mes « instantanés », mes impressions que j’ai notées à chaud sur mon carnet de route, ainsi que les péripéties que j’ai pues avoir avec mon GPS et les coups de mou que j’ai pus subir.

Comme en 2003 (P-B), en 2007 (H-S et S-B), et en 2011 (D-M, M-H et H-D), cette septième diagonale s’inscrit pour moi dans la préparation du P-B-Paris de 2015. Toujours plus, est-ce vraiment raisonnable ? C’était la question que je me suis posée en 2011 avant ce triangle mais ce défi me tentait et en plus, question d’organisation, cela s’simplifiait les choses puisque je revenais au point de départ initial… Ce fût également la question que je me posais après ce triangle car, de retour au bercail, j’étais vraiment HS (pas Hendaye-Strasbourg mais Hors-Service…) et les quatre semaines de récupération avant le P-B-Paris que je m’étais ménagé m’avaient semblées un bon moment insuffisantes. Finalement, tout rentra dans l’ordre et je fus opérationnel. Mais cette année 2015, j’ai quand même, quoi je puisse en penser, 4 ans de plus et ce nouveau P-B-Paris est en gros huit jours plus tôt qu’à l’habitude. Donc, je ne me voyais pas renouveler l’expérience de 2011 et en plus, question d’organisation, ce n’était pas évident car il me restait B-M, S-P et P-D à faire pour boucler le 1er cycle de ces diagonales. Toutefois, l’envie d’obtenir ainsi mon ½ bâton de maréchal dès cette année l’emporta et je programmais donc ces 3 diagonales en deux temps, B-M fin mai lors d’un week-end prolongé, S-P et P-D mi-juillet, à deux, ce qui constitue une nouveauté pour moi, avec mon copain Christian ARGOUD rencontré lors des cinq mois de l’expédition Pékin-Paris-Londres de la FFCT organisé en 2012 et pour lequel, j’avais eu le temps de vanter tous les avantages que pouvait constituer la réalisation de diagonales avant un P-B-Paris entre autre.

 

Mais pour le moment, pour B-M, j’étais seul, et sitôt la fin de journée de ce vendredi 22 mai, je sautais dans le train en partance pour Brest, ayant pris le soin auparavant de troquer ma tenue civile pour celle de diagonaliste, pour ce qui me concerne, une tenue de cycliste avec son vélo bien évidemment et ses bagages sous la forme de 2 petites sacoches et d’un sac à dos toujours trop lourd, quelque soit son poids…

 

1ère journée, Brest – Nantes, 301Kms. Départ à 5H30, arrivée 20H environ.

Après une nuit agréable, mais déjà trop courte, passée à l’hôtel Kélig, je me dirige vers l’hôtel de police de Brest même (expression typiquement brestoise…) situé à deux pas, pour obtenir le fameux tampon de départ. Le quartier est déjà animé ou plutôt encore animé, renseignements pris auprès de la maréchaussée, il y a une boîte de nuit dans le secteur. Cette fois-ci, c’est bien parti non sans les dernières recommandations de prudence des deux agents malgré mon gilet jaune et mes multiples éclairages, bien peu de choses à leurs yeux face à certaines situations déjà vécues… Cependant, je pars le cœur léger, avec ce sentiment de liberté que je retrouve à l’occasion de ces grandes chevauchées. Par contre, le temps est un peu chagrin, mais rien de dramatique pour un  breton comme moi, avec quelques nappes de brouillard, ce qui est nettement moins agréable en termes de sécurité.

Toute la première partie, je la connais quasiment par cœur, et malgré sa difficulté, l’euphorie du départ aidant ainsi que le petit vent favorable, les kilomètres « défilent » et l’espoir de croiser des copains du club de Crozon s’amenuise de part l’heure matinale à laquelle je navigue dans le secteur… Cette année, « j’innove », pas de cartes, je mise tout sur mon GPS « Garmin Touring » que ma chère et tendre m’a offert à Noël dernier. Je n’ai pas forcément eu l’habitude de l’utiliser en mode navigation, les premiers essais n’ayant pas été très concluants… Ce coup-ci, pas moyen de reculer, va falloir s’y faire, va falloir que ça marche et pour tout dire, pour le moment, ça ne marche pas fort… Il bipe trop fréquemment, me demande de quitter la bonne route, que je connais fort heureusement, va falloir que ça change… Déjà, enlever la sonnerie qui me casse les oreilles, ça, je sais faire… Je vous rassure quand même, j’ai ma feuille de route mais elle n’est pas détaillée et je commence déjà à regretter mes veilles cartes sans autoroutes, pour lesquelles je me fais chambrer par des soi-disant copains… 87, ce n’est pas vieux quand même… Non ?

Instantané de Rosporden, C1 : Le soleil n’est pas présent mais le vent aide à avancer pour le moment. Le GPS fait des siennes et m’indique nombre de raccourcis dont je ne veux pas… Ce matin, à l’hôtel de Police, j’ai  replongé dans l’ambiance des diagonales. Les fêtards sont nombreux dans les rues et finissent leur journée tandis que moi, je la démarre… Encore un réel plaisir de pédaler sur les routes du Finistère. Le sac à dos est lourd, la sacoche arrière l’est moins que d’habitude, c’est ce que j’ai privilégié cette fois-ci. A voir donc...

Rosporden. Pointage. Là, j’ai vraiment le sentiment que j’y suis dedans, dans la diagonale, avec le premier tampon de contrôle, avec la première page du carnet de route que je rempli, je me sens ainsi à des années lumière des soucis de boulot qui me tarabustaient encore hier… Quel bol d’air… Pour certaines personnes fréquentant le bistrot où je  me suis arrêté, le bol d’air est visiblement insuffisant pour dissiper certaines vapeurs d’alcool persistantes de la nuit et la soirée semble encore se prolonger en ce milieu de matinée… L’un d’entre eux me regarde interloqué, se demandant peut-être ce que je peux bien faire en tenue de vélo dans un bistrot… Effectivement… Ben justement, le tampon, en le vérifiant, je m’aperçois qu’il ne comporte par la localité de Rosporden mais le lieu dit ce qui me vaut une visite dans le magasin de fleurs d’à coté, et de plus, un charmant accueil jumelé d’un agréable sourire de la propriétaire.

Le GPS est rentré dans le rang, il suit maintenant la bonne route. C’est qui, qui a raison ? Non mais !!! Le vent pousse encore malgré le changement de direction, j’ai l’impression que je vais être de bonne heure à Nantes, terme de la première journée. Hennebont, un peu tôt pour manger un bout, je décide de pousser un peu plus loin. Branderion, ce sera parfait, d’autant plus que c’est le patelin d’un ancien bon collègue de boulot, décédé malheureusement l’été dernier. L’occasion pour moi de me remémorer les bons moments passés ensemble. Salut Jo… La boulangerie ne fait de sandwich mais m’indique le café d’en face. Parfait. Effectivement, no problème, installez-vous, le temps d’aller chercher du pain en face… C’est ce qui s’appelle « travailler main dans la main »… A la terrasse où je prends le temps de me dévêtir un peu car le soleil commence à donner, je me fais aborder rapidement par un local, le vélo casse les barrières. Lui aussi a fait de belles virées et nous échangeons passionnément. A chaque aller et venue de personnes, Louis, puisqu’il s’agit de lui, se fait saluer et c’est à chaque fois l’occasion de me présenter et de redire la même chose. Le correspondant local, Gérard, retourne même chez lui pour s’équiper de son appareil photo, me demandant de patienter encore un peu… A son retour, c’est une interview en règle à laquelle j’ai droit. Un moment très sympathique mais la journée est loin d’être finie… Je dois reprendre la route… A Vannes, Emile LE ROUX, SARiste, prend de mes nouvelles juste au moment où je pointe, il ne pourra me voir. Dommage.

Instantané de Vannes, C2 : Arrêt casse-croûte à Branderion. Grande discussion avec un cyclo local qui m’a offert un coup. Le correspondant local Ouest-France m’a pris en photo et fera un petit article pour l’édition locale. De fil en aiguille, le temps défile mais cette rencontre est très agréable. La remise en route est difficile, le vent ne pousse plus et le GPS fait encore des siennes. Il y a foule de touristes sur le port de Vannes, le soleil est présent depuis Hennebont mais le ciel menace déjà…

Après Vannes, cela se corse, je connais moins la route, celle-ci pour les vélos est tantôt au Nord, tantôt au Sud de la 4 voies qui va vers Nantes. Par la voie express, la direction serait simple à trouver… Mais j’ai confiance, j’ai mon GPS… Plus loin, je dois malheureusement déchanter, je suis perdu, le GPS m’envoie dans des chemins impraticables pour un vélo de route, me voilà bien… J’essaye suivant mon flair mais je dois avoir le nez bouché car je finis pratiquement dans une cour de ferme… Le GPS n’arrête pas de calculer, de recalculer un nouvel itinéraire et de biper en permanence, il m’énerve celui-là, et je me dis que rien ne vaut une bonne vieille carte…Enfin quelqu’un qui me remet sur le droit chemin, si l’on peut dire, car je n’arrête pas de virer et revirer, la voie express étant toujours toute proche toutefois, ce qui rassure un peu. Au final, beaucoup de temps de perdu et des kilomètres en plus bien évidemment.

Instantané de Nantes, C3 : L’après-midi a été longue, les kilomètres ne défilaient pas… Deux erreurs de parcours dont une à cause du GPS… Les parcours openrunner vélo empruntent des chemins et le GPS recalcule la route en permanence. Un arrêt dans un Kebab… à St Etienne de Montluc me fera le plus grand bien. A l’appartement du fiston, je trouve ce qu’il faut pour refaire les pleins. Ce soir, je ne devrai pas avoir de soucis pour m’endormir…

 

2ème journée, Nantes – Châteauponsac, 315Kms. Départ à 5H, arrivée 19H30 environ.

Ce matin, je pars guilleret, je suis en forme. Malgré mes déconvenues de la veille, je suis grosso-modo la trace bleue du GPS, il ne bipe pas, et pour cause, j’ai supprimé l’alarme… Cependant, au bout d’un moment, je ne sens pas le truc, certains panneaux ne m’inspirent pas. A « l’ancienne », j’interpelle un cycliste matinal pour lui demander mon chemin, évitant de lui parler de mon GPS. J’ai le droit à un « Mais vous n’y êtes pas du tout ! » puis à un « Et en plus, il n’a pas de carte… », me laissant carrément en plan ensuite… Du coup, je fais ce que j’ai l’habitude de faire, à savoir viser le centre ville. Et ça marche bien, mieux que mon GPS en tous cas… Plus tard, j’ai compris ma méprise, la trace bleue que je suivais était l’Erdre !!! Il faut dire que ces derniers temps ma vue a baissé… Et en plus il faisait nuit… Bon ça va, j’ai compris, j’avoue, j’ai un peu de mal avec les nouvelles technologies… Je ne suis pas au bout de mes peines avec ce fameux GPS, Clisson m’en apportera une nouvelle preuve si j’avais encore besoin d’en être convaincu.

Instantané de Bressuire, C4 : La sortie de Nantes a été laborieuse. Il faut dire que j’ai pris l’Erdre pour mon parcours sur l’écran GPS. Problème de vue surement ou pas assez réveillé… A Clisson, ça a été la catastrophe, une bonne ½ heure pour trouver la route. La direction de Cholet m’a mis dedans, j’ai toujours vu Cholet à l’Est de Nantes…

Après mes déboires de GPS à Clisson, son mode de navigation ne fonctionne plus, ce qui n’est pas plus mal. Il a du en avoir marre, voyant que son utilisateur n’en faisait qu’à sa tête et ne suivait aucune de ses indications... Du coup, après ma pause déjeuner à Airvault, un peu à l’écart de la route principale, je repars par d’autres rues pensant couper un peu pour retrouver ma trace, ce qui fut chose faite. Requinqué par cet arrêt réparateur, je recommence à pédaler allègrement depuis quelques kilomètres quand j’aperçois un bâtiment qui ne m’est pas inconnu… En me retournant, je revois la route de mon arrivée à Airvault et m’aperçois de ma méprise… C’est triste de ne plus avoir toute sa tête…

Instantané de Chauvigny, C5 : Le soleil est là depuis quelques temps mais j’ai tardé à enlever mes jambières au bord de la route de peur d’être taxer de faire du racolage. Un convoi de caravanes m’a doublé pendant un moment, j’ai eu quelques appréhensions (un jet de quelque chose sur moi…). Un déjeuner sur une belle placette avec des halles à Airvault et une grosse erreur de parcours pour repartir, je retournai sur Brest… le vent pousse un peu quand je vais au Sud-Est, ce soir je devrai être avant 20H au gîte.

Au gîte de Châteauponsac, je suis accueilli par un couple de hollandais, aux petits soins pour moi. Une belle soirée et un échange sympathique.

 

3ème journée, Châteauponsac – St-Germain de L’Herm, 242Kms. Départ à 5H30, arrivée 19H30 environ.

Ce matin, nickel, je semble maîtriser le GPS, ça marche impeccable comme disent souvent les brestois. « ON », « PARCOURS », « ALLEZ A » et surtout ne pas oublier de lancer l’enregistrement… La classe !!! De quoi me rassurer pour la journée…

Instantanée de Aulon (Pontarcon), C6 : Tout est fermé, pas vu un chat, pas de boîte aux lettres PTT. J’ai pris trois photos de mon vélo au panneau d’entrée du bourg, ce qui m’a valu de monter deux fois la côte… l’étape du soir a été très agréable, j’ai été choyé, une adresse à recommander aux diagonalistes. Pour le parcours, la mise en bouche donne le ton pour la journée, dur, dur-dur… Les petites routes sont agréables mais je somnole. Heureusement, quelques voitures passent et l’une d’entre elles me klaxonne ce qui me réveille… La fatigue est déjà présente…

 

Instantané de Herment, C7 : Depuis ce matin, le profil est dur et c’est loin d’être évident. J’ai adopté le mode économique pour « aller loin ». A Giat, beaucoup de monde, c’est la foire et je retrouve des points de repère de mon passage lors de H-S en 2007 si ma mémoire est bonne. A vérifier car je ne suis pas très lucide. Un casse-croûte, un café, un Coca à l’auberge et c’est reparti.

A l’auberge d’Herment où c’est l’effervescence à cause de la foire de Giat, on refuse du monde. Avec « mes grands sabots » et malgré le coup de feu, j’arrive, avec diplomatie, à avoir un peu à manger. Je profite de cette pause pour « tripoter » mon GPS et je m’aperçois, à mon grand désespoir, qu’il n’a rien enregistré de ce que j’ai fait ce matin… J’en suis extrêmement déçu car cela me faisait plaisir à l’avance de garder la trace des petites empruntées et de pouvoir les réexaminer par la suite. Encore une mauvaise manip de ma part car il faut l’avouer, la machine fait généralement ce que l’on lui dit de faire et l’essentiel est de comprendre ce qui s’est passé… Et là, je pense avoir compris… Pour la deuxième partie de la journée, de ce coté là, le GPS, cela se passera bien. Par contre, sur le vélo, c’est moins bien. Le profil devient dur, une pluie bien costaude, pas un petit crachin comme on peut voir de temps en temps en Bretagne, une pluie sous forme de seau d’eau s’invite à la partie à Rochefort-Montagne où j’essaie de regonfler mes pneus sans succès dans un garage d’engins agricoles (pas le bon embout). Je m’abrite un moment mais cela continue toujours, alors il faut bien y aller et avancer… Je dois trouver ici une petite route qui coupe pour aller à Issoire mais je manque de confiance en mon GPS et je tergiverse quelque peu. Les quelques personnes que j’arrive à interroger sont plus pressées de se mettre à l’abri que de me répondre et m’envoie par simplicité sur la grande route que je veux éviter. Finalement, grâce à la carte d’un couple de randonneurs déjà trempés qui retrouvait avec plaisir leur véhicule, j’arrive à me resituer et à retrouver la trace de mon parcours. J’ai eu le tort de ne pas faire suffisamment confiance en l’engin mais que voulez-vous, quand il vous demande parfois de bifurquer dans des chemins tout juste fréquentables en VTT, vous restez septique... Je retrouve plus loin des axes plus importants, entre autre pour franchir le col de la Ventouse et la descente qui s’en suit pour me mener vers Issoire est vraiment impressionnante et très fréquentée car elle mène les nombreux véhicules vers l’autoroute que je reconnais brièvement.

Instantané de St Germain de L’Herm, C8 : Depuis Herment, je pressentais que le temps changeait. La pluie fait son apparition à Rochefort-Montagne, une pluie bien drue et froide. J’ai eu du mal à trouver la petite route, tout le monde veut m’envoyer sur la nationale où ça roule énormément. Le profil est dur, il faut prendre son temps. Après Issoire, les trente kilomètres pour atteindre le gîte sont très durs, j’avais anticipé en faisant le plein d’énergie avant. Le gîte du soir est super et pour moi tout seul…

 

Le soir, à l’étape, bien évidemment, il ne faut pas oublier de recharger les appareils, GPS, portable, lampes, frontale,... Il faut avoir gardé un minimum de lucidité pour ne pas mélanger les différents adaptateurs et cordons divers (et ne pas les oublier ensuite sinon c’est la catastrophe…). Il faut également trouver les prises mais ce soir, cela ne manque pas, je suis dans un vrai palace, prévu pour au moins six personnes, et je suis tout seul… Le parcours effectué cet après-midi est bien enregistré, il est dans la boîte, je pourrai étudier mes hésitations, je suis satisfait, je peux aller dormir, que demander de plus ?

 

4ème journée, St-Germain de L’Herm – La Piarre, 310Kms. Départ à 5H, arrivée 23H environ.

Instantané de St Agrève, C9 : Ce matin, départ réel du bourg à 5H30 (1/2 heure de retard déjà). La route est très humide mais il ne pleut pas. Je pensais qu’il allait faire plus froid mais cela va malgré le brouillard. Une grande descente vers La Chaise Dieu où je suis maintenant en avance. Ca file car le vent pousse bien. Attention au parcours car j’ai failli louper un changement de direction, les panneaux étaient dans le « le dos ». Pour atteindre Vorey, encore une longue descente sur une petite route très sympathique dans des gorges magnifiques. Dommage qu’il n’y ait pas de soleil car maintenant, j’ai vraiment froid. Un arrêt dans une auberge au bas de la descente dans le but de me réchauffer mais je n’y arrive pas. J’en arrive à espérer une montée pour repartir. La suite est du même tonneau… A St Agrève, je fais une bonne pause et la discussion avec le patron me retape tout autant que sa Plancha…

A St Agrève, je suis frigorifié et trempé, plus à cause de ma « bâche » que de la pluie ou de la route humide. Je m’installe près du radiateur et le patron me permet de me mettre à l’aise, ce que je fais sur le champ. Quelques minutes après, c’est un vrai séchoir que j’ai installé, mes affaires sont un peu partout, la fréquentation du bar/auberge n’est pas importante. Le tenancier confirme qu’il ne faisait pas chaud ce matin, 7°C, mais que dans 20-30 Kms, je gagnerai 10°C sans problème. « Tout est en descente jusqu’à Valence ou presque, il y a juste une petite montée que même moi je suis capable de faire alors que je ne fais pas de vélo, c’est tout dire » me dit-il. Je suis un brin sceptique mais cela remonte le moral. La réalité ne fut pas exactement cela, il faisait meilleur plus loin, c’est vrai, mais à vélo, je n’ai pas vu que de la descente… C’est sûr qu’en voiture, on ne voit pas tout… Ah oui, j’oubliais ! Un qui n’a pas digérer du tout la matinée, c’est mon GPS, il ne donne plus signe de vie (adieu mes enregistrements ?), il va falloir que je fasse sans, heureusement, le parcours prévu est maintenant plus simple, je suis sorti du Massif Central et de ses petites routes tortueuses.

Instantané de Die, C10 : Plus de GPS après l’arrêt de St Agrève, il a du prendre l’eau. En plongeant sur Valence, je retrouve un peu de soleil mais j’hésite à trop me découvrir car j’ai peur d’avoir froid, il y a beaucoup de vent. J’ai fait un petit col en étant trop couvert, pensant toujours que cela allait descendre, au dire du patron du bar de St Agrève. La traversée de Valence s’est faite sans problèmes avec la piste cyclable. Je reçois un coup de fil de Christian, un copain du Pékin-Paris-Londres 2012, qui s’est proposé de faire un bout avec moi. Je le retrouve après Crest et on fera route ensemble jusqu’à Die, la conversation fait passer les kilomètres beaucoup plus vite. Ma pause d’une heure prévue à Die dure beaucoup plus longtemps mais peu importe, cela m’a fait chaud au cœur de le revoir. Il était surement curieux de voir comment était un diagonaliste à la fin du 4ème jour car on a prévu mi-juillet de faire S-P et P-D ensemble…

Après avoir quitté Christian, je confirme par téléphone au gîte de La Piarre que j’arrive bien ce soir mais que j’aurai beaucoup de retard. La jeune fille me confirme que cela ne pose pas de problèmes et que je serai attendu, ce qui fait toujours plaisir. Peu de temps après, je reçois un appel du gîte, c’est la maman cette fois-ci. Par rapport à mon retard, elle me propose que l’on vienne me chercher en voiture et que cela ne leurs pose aucun soucis. Je lui réponds aimablement que c’est interdit et que je respecte le règlement sinon cela ne représente plus rien à mes yeux. Elle n’a pas insisté mais a paru quand même étonnée que je refuse… C’est la deuxième fois que cela m’arrive, j’ai été surpris à chaque fois de la réaction d’incompréhension des personnes. Par ailleurs, l’accueil, le gîte, le repas, la convivialité… ont été parfaits.

 

5ème journée, La Piarre - Menton, 142Kms. Départ à 5H30, arrivée 22H30 environ.

Ce matin, je me suis bien couvert pour la descente. Il fait frais mais ça va. Encore un sanglier qui s’enfuit pour se cacher dans des buissons ! Hier soir, dans la descente vers le gîte, j’en ai également vu un détaler dans la nuit devant moi. Pour la route, c’est simple, toujours tout droit. Je m’aperçois assez vite que je suis « moyen », par forcément au niveau des jambes, mais globalement, je suis fatigué et je manque de tonicité. La nuit n’a pas été bonne malgré la fatigue, j’ai beaucoup transpiré, pourquoi ? En tout cas, maintenant, je somnole sur mon vélo et je n’aime vraiment pas ça. Je connais trop bien … Après, l’embout de guidon droit tombe sur la route et rebondit plusieurs fois. Arrêt immédiat mais quelques mètres plus loin, c’était dans une descente. Demi-tour. Impossible de le retrouver, cela me chiffonne, je n’aime pas cela, et en plus, il était joli celui là. A la réflexion, si ce « contretemps » me tracasse, c’est que je ne dois pas être si mal que ça …

-Instantané de Sisteron, C11 : Hier, après avoir quitté Christian, j’ai mis environ trois heures pour rejoindre le gîte de La Piarre à 22h45… L’accueil chaleureux n’a pas compensé la nuit trop courte et agitée. Ce matin, ça ne va pas fort, quelque chose ne tourne pas rond. J’ai calé au petit-déj sur une tartine, j’ai transpiré pendant la nuit, maintenant j’ai froid, cela ne présage rien de bon… J’ai atteint Sisteron « difficilement » malgré la descente. Je reconnais maintenant les lieux, je les avais en tête mais je voyais cela plus loin. Il y a quatre ans je crois, je me souviens que je n’étais pas en meilleur état (coup de chaleur) et j’avais réussi tout de même à rejoindre Menton…

Pour atteindre Sisteron, cela m’a paru extrêmement long et je redécouvre l’endroit, je suis un peu étonné car je voyais cela plus loin. Arrêt dans le bistrot en face de celui d’il y a quatre ans pour me réchauffer, l’autre fois c’était pour me rafraichir, il était climatisé. Mais globalement, l’histoire se répète car je suis à peu près dans le même état, à savoir « mal ». J’ai froid, ce que confirment les gens autour de moi. Pour la suite du parcours, bien que je connaisse la route pour y être déjà passé, j’achète une carte routière (Michelin 334). Je déambule tel un zombie sur la petite place, préférant tenir le vélo à la main et marcher à pied, l’équilibre me semblant précaire. J’ai parfois des « absences » ou des vertiges, manque de sommeil probablement.

Je repars et un petit peu plus loin, puisque ça ne va pas mieux, je décide de faire une petite pause à l’écart de la route pour faire le point. Pourquoi ai-je des frissons, pourquoi ai-je les joues en feu ? Forcément, je pense à la fringale, j’ai pourtant bien mangé ce matin mais j’ai calé sur une tartine. Je retrouve le sandwich suédois acheté à Die la veille et que j’avais oublié dans la sacoche … Je le mange avec appétit sans problème. Après, je me concentre sur l’examen de la carte routière, et j’ai mentalement découpé le parcours en tronçons. J’ai ensuite évacué de ma tête une bonne partie du parcours restant pour me concentrer sur le tronçon qui se présente là, devant moi. Et de plus, celui là, je l’ai encore découpé en micro-portions… Et je ne me suis plus occupé de l’heure, cela tombe bien car le GPS n’a pas redonné signe de vie. Je me suis également dévêtu abandonnant coupe-vent, sympatex, jambières, manchettes, casquette… Et je repars.

Devant moi, le premier micro-objectif à atteindre, le bistrot d’il y a quatre ans à Malmaison (8 km). Arrivé à ce terme, après avoir eu quelques sensations de fraicheur qui me font du bien, je retrouve donc ce fameux bistrot. Je pose mon vélo au même endroit, je reconnais le même patron, je lui commande probablement les mêmes choses, je lui pose les mêmes questions et il me répond les mêmes choses quant au parcours pour éviter de monter à Digne (il faudra que je fasse cette route un jour). Tout cela pour confirmer à peu près ce que je sais déjà mais cela rassure.

Mais là, alors que vous avez fait de gros efforts mentaux, le truc qui tue …

- « Mais vous allez où ? »

-«à  Castellane » (fin de mon premier tronçon).

-« Hou là-là ! Mais, y a un bout ! »

-« Oui, oui, je sais ... »

-« Y a au moins soixante kilomètres, vous n’êtes pas près d’y arriver ! »

Et voilà, il va falloir de nouveau se remotiver mentalement.

Ensuite, une fois reparti, c’est un peu mieux, les jambes ça va, je ressens l’envie de m’asperger d’eau mais je ne le fais, j’ai peur d’avoir froid ensuite. Avant Barème, je reconnais le coin et je me souviens que j’en avais bavé. Halte, je me renseigne de l’heure, il faut que je mange, je déambule sur la petite placette pour effectuer mon ravitaillement…

La suite m’a paru plus dure que la dernière fois mais je n’oublie pas que j’avais fait halte pour la nuit à Castellane. La motivation de toucher au but l’emporte fort heureusement.

-Instantané de Le Logis du Pin, C12 : Ca y est, j’y suis à ce dernier pointage mais dans un état second… « J’ai les jambes » je pense mais j’accuse la fatigue et un coup de chaud, je crois. Je m’arrose dans les montées pour baisser la température du corps et je ne me couvre pas dans les descentes… Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les bouffées de chaleur aux joues et ces vertiges… Je pense pouvoir être avant la fin du délai à Menton malgré tout. Je n’ai plus de GPS, de chrono, de compteur, je n’ai plus de repères… En clair, je suis à coté de mes pompes…

J’ai réussi tant bien que mal à rejoindre le bord de mer et là, j’ai décidé d’en profiter. Alors j’ai flâné, prenant le temps de discuter en bord de plage avec un couple d’alsaciens. La carte postale, La Turbie où j’ai encore pris le temps de manger une pizza et de discuter avec trois jeunes dont un faisait du vélo pour se maintenir en condition alors qu’il était pilote moto sur circuit, et je me laisse descendre dans la nuit tombée vers Menton en appréciant bien ce moment que j’étais venu chercher.

Pour la petite histoire, après une petite nuit passée à l’hôtel (le fils du patron habite à coté de chez moi !), le lendemain, malgré ma correspondance ratée à Paris, j’étais l’après-midi devant mes élèves et à l’heure…

 

PS : Merci à Emile, SARiste, d’avoir pris de mes nouvelles au téléphone. Merci à mon copain du PPL, Christian de m’avoir accompagné un bout de route durant cette diagonale. Un grand merci également à Francis SWIDEREK, notre président et diagonaliste lui aussi, pour l’aide qu’il m’a donné pour ce parcours. Ils m’ont tous bien aidé et ont donc contribué à la réussite de cette diagonale. Ah ! J’y pense tout d’un coup, à mon sacré GPS… Au final, je n’ai aucune trace, aucun élément de ce que j’ai effectué sur cette diagonale… Beaucoup d’efforts pour me mettre un peu à la page, dans le coup, pour paraître un minimum branché, tout cela pour rien en définitive… Je pense que je vais me remettre aux cartes, les bonnes veilles méthodes qui ont fait leurs preuves…
Nota :         P-B : Perpignan – Brest                            D-M : Dunkerque – Menton                     PBP : Paris-Brest-Paris

                    H-S : Hendaye – Strasbourg                                        M-H : Menton – Hendaye                         PPL : Pékin-Paris-Londres

                    S-B : Strasbourg – Brest                          H-D : Hendaye - Dunkerque

 

                                        

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Diagonale STRASBOURG PERPIGNAN

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

STRASBOURG – PERPIGNAN N° 15086

du 09 au 12 juillet 2015

Christian ARGOUD et Michel HERVE.

1ère étape d’un doublé Strasbourg-Perpignan et Perpignan-Dunkerque.

Compte-rendu de Michel HERVE, HAC Cyclos de l’Hermitage (35).

Appareil photo

Préliminaires :

Après Brest-Menton effectué en solo fin mai 2015, Strasbourg-Perpignan et Perpignan-Dunkerque constituent le deuxième volet de ma préparation au prochain Paris-Brest-Paris, mais cette fois-ci, contrairement aux sept autres diagonales déjà à mon actif, j’avais décidé de les effectuer en duo, avec mon copain Christian ARGOUD. C’était ainsi l’occasion de se préparer ensemble au PBP, préparation que j’avais eue le temps de lui vanter durant les cinq mois de l’expédition Pékin-Paris-Londres de la FFCT organisée en 2012, l’occasion aussi de pédaler de nouveau ensemble et de passer, nous l’espérions, de bons moments ensemble. Comme à mon habitude mais en essayant d’être plus succinct, je vais essayer de vous relater les rencontres que nous avons pues faire, d’y ajouter mes « instantanés », mes impressions notées à chaud sur chaque carnet de route ainsi que les observations de Christian notées après-coup et à l’occasion, les quelques petits mots que certaines personnes ont eu la gentillesse de coucher sur ceux-ci. Pas trop de référence au GPS cette fois-ci, celui-ci, le Garmin 810 (un nouveau en échange du Touring qui m’a causé tant de soucis lors de B-M…) ayant superbement fonctionné.

C’est ainsi que nous sommes retrouvés devant l’Hôtel de Police de Strasbourg à H-30min, avec Jocelyne HINZELIN qui m’avait gentiment hébergé la nuit précédente et que j’avais eu beaucoup de plaisir à retrouver, mais aussi avec André, frère de Laurent GUTH, président du Demi-Siècle, chez lequel Christian avait passé la nuit. Après un petit café pris tout à coté, sous les ordres de Jocelyne et bien évidemment après le traditionnel tampon de police (que nous avons eu un peu de mal à obtenir…) en guise de top départ, nous voici partis à trois (« Si Jocelyne y va, vous n’avez pas besoin de moi, vous êtes dans de bonnes mains », dixit André…) au pas cadencé… « Faut pas traîner… ».

 

1ère journée, jeudi 9 juillet, Strasbourg – St Maurice-Colombier, 202Kms. Départ à 10H00, arrivée 19H30 environ.

Grâce à notre guide de luxe, Jocelyne, on peut dire que l’on ne traîne pas sur le bord du canal. Christian et moi, nous méfions toutefois des nombreux cyclistes présents, des morceaux de branches d’arbres au sol, des racines, notre périple ne fait que de commencer… Quelques photos souvenir au moment où Jocelyne nous abandonne à contrecœur et rapidement, nous déposons la carte postale à Diebolsheim. Nous retrouvons ensuite aux abords du barrage de Marckolsheim des routes qui ne nous sommes pas inconnues. Effectivement, lors du PPL 2012, c’est à cet endroit que nous avions été accueillis en fanfare pour notre retour en France, des moments inoubliables. Plus loin, en quittant le bord du canal pour une pause « quatre heure » et surtout pour nous désaltérer car il fait chaud, un panneau indicateur « Bretagne » m’interpelle également et me ramène 3 années en arrière lors d’une des nombreuses haltes que nous faisions pour reformer le groupe. Puis le premier contrôle à Wolfersdorf se présente, les tampons à glaner pour ce premier jour sont dans la poche ou plutôt sur le carnet, la journée paraît déjà finie...

Contrôle de Wolfersdorf, C1 :

Instantané de Michel : Pas de commentaires…

Observations de Christian : Temps splendide au départ de Strasbourg, nous sommes accompagnés par Jocelyne à la sortie de la ville, puis nous empruntons les canaux.

Cette 1ère journée s’est passée de façon presque idéale, beau temps, pas de difficultés et une heure d’arrivée à l’hôtel plus que correcte, un accueil sympa. Je me suis empressé de dire à Christian qu’elle n’était pas forcément représentative d’une journée type d’un diagonaliste…

 

2ème journée, vendredi 10 juillet, St Maurice-Colombier – Pont de Chéruy, 323Kms. Départ à 5H, arrivée 21H30 environ.

Ce premier départ matinal donne le ton du rythme d’une diagonale. Pas de petit déjeuner ce matin, c’est dur, on se promet qu’à la première boulangerie d’ouverte, on s’arrête… Des petites erreurs de parcours, des hésitations en ce début d’étape, voilà le ton qui est donné pour la  journée…

Contrôle de Baume les Dames, C2 :

 Instantané de Michel : Départ matinal, un peu de fraîcheur. On n’a pas retrouvé l’Eurovélo6, dommage… Très vite, le besoin d’un petit déjeuner se fait sentir, cela tombe bien, le vent nous pousse vers Baume les Dames. Petit déj au bistrot sur la place, le monsieur s’inquiète de ma « caméra » sur mon casque, qui n’est en réalité que ma lampe frontale…

Observations de Christian : Départ 5H dans la fraîcheur, nous empruntons une partie de l’Eurovélo6.

Depuis ce matin, la chaîne de mon vélo frotte par intermittence la fourchette de mon dérailleur avant et cela devient sérieusement agaçant pour nos oreilles d’autant plus que tout cela est quasiment neuf… Nous pensons tous les deux à la nécessité de resserrer les cheminées de fixation des plateaux et de le faire au premier arrêt. D’arrêt en arrêt et d’oubli en oubli, le problème semble s’aggraver au fil des kilomètres et me perturbe quand même. Je profite d’un arrêt obligatoire de la gendarmerie, les pompiers finissent de nettoyer la route suite à un accident, pour regarder cela de plus près. C’est en réalité l’étoile du pédalier qui bouge, le contre écrou se desserre, la tuile quoi… Lons le Saunier approche, cela tombe bien, on devrait trouver un vélociste.

Contrôle de Lons le Saunier, C3 :

Instantané de Michel : L’Eurovélo6 est sympa mais les travaux nous obligent à la quitter et à retrouver le bruit infernal des camions. Plus loin, après avoir quitté la N83, les petites routes de campagne s’offrent à nous et déjà les premières vignes apparaissent dans les contreforts du Jura. La chaleur arrive et après Poligny et la belle montée qui s’en suit et qui nous ouvre également l’appétit, nous faisons halte avant l’heure dans une petite auberge où nous apprécions cette pause et ce repas...

Observations de Christian : Il fait très chaud, nous nous arrêtons souvent pour nous désaltérer. Le parcours est très vallonné.

Après avoir obtenu notre tampon mais aussi après avoir pris le temps de boire un coup si ce n’est deux coups tellement il fait chaud, le patron nous indique un magasin de vélo tout proche, « il était là tout de suite à boire un coup avec moi, dites lui que vous venez de ma part… ». Belle aubaine. En deux minutes nous sommes devant ce beau magasin, « Cycle MUZIC ». C’est l’employé qui nous accueille aimablement mais il ne peut pas s’occuper de notre problème avant une heure… Je lui propose de démonter moi-même le pédalier comme cela il n’aura qu’à resserrer cette fichue étoile, proposition qu’il accepte. L’affaire est ainsi régler en ½ heure malgré qu’il n’ait pas l’outil exact ; Ah ! Ces fichus standards… Merci Notre timing en a pris un sacré coup mais je peux pédaler sans retenue maintenant… La chaleur et de nouvelles erreurs de parcours n’arrangerons rien et nous arriverons assez tard chez la belle-fille de Christian après être passés dans un bistrot boire un panaché et obtenir un nouveau tampon, ce qui nous donnera encore l’occasion d’expliquer ce que l’on fait à l’auditoire du moment, le laissant à des réflexions toujours étonnantes...

Contrôle de Pont de Chéruy, C4 :

Instantané de Michel : Que l’après-midi fût longue… Une chaleur écrasante, au moins pour un Breton. Plusieurs ravitos « eau pétillante » s’imposaient. La fin de parcours fût laborieuse car cela traînait un peu en longueur. Arrivés à l’étape à 21H30. La famille de Christian nous attendait, les enfants avaient les « crocs » et le repas nous fit le plus grand bien, avant même de penser à la douche…

Observations de Christian : Arrivés tard à 21H vu la longueur de l’étape, plus de 300Km, mais le plaisir de manger et dormir chez ma belle-fille.

La soirée fut très sympa, la nuit trop courte, le rythme est donné pour Christian…

 

3ème journée, samedi 11 juillet, Pont de Chéruy – Nîmes, 299Kms. Départ à 5H30, arrivée 20H30 environ.

La nuit fût trop courte donc, nos yeux étaient tout petits ce matin… Mais c’est l’étape de Christian, on passe sur ses routes d’entraînement, il est chez lui. D’ailleurs, il a quelques obligations à tenir, le reporter local tient à nous interviewer, nous sommes des aventuriers à ses yeux... Mais avant cela, la route à avaler n’est pas tendre avec nous, pour l’occasion Christian découvre des cotes qui n’en étaient pas jusqu’à présent pour lui… Un passage chez lui pour un deuxième petit déjeuner préparé aimablement par son épouse Yolande (merci Yo), le début de matinée nous a ouvert l’appétit en grand… L’interview se déroule devant un verre et Christian et moi, nous nous relayons pour donner suffisamment de matière au futur article. Il est grand temps de repartir, la route est encore longue.

Contrôle de St Peray, C5 :

Instantané de Michel : Chaud !!!

Observations de Christian : Départ 5H, c’est mon étape, je passe chez moi à Hauterives. Après un arrêt d’une demi-heure, nous prenons la N86 pour longer le Rhône, toujours aussi chaud.

Le vent, tant redouté par Christian qui le connaît si bien, nous pousse dans la vallée du Rhône. A notre pause du midi à l’ombre sur une petite place, Pascal, un copain du PPL mais aussi diagonaliste, prend de nos nouvelles pour venir au devant de nous. Il nous annonce que le vent doit tourner… C’est donc reparti, fissa… La chaleur est vraiment accablante et je m’en méfie énormément et c’est Christian qui assure l’essentiel des relais. Il boit peu comparé à moi, il a deux petits bidons, un vrai chameau… Après de nombreuses haltes pour se ravitailler en eau, on arrive à Bagnols sur Cèze où Pascal nous attend depuis un moment, à l’abri, car il fait un peu frais d’après lui… Un sacré personnage à connaître, un boute en train, une joie de vivre… A l’entrée de la bourgade, c’est le bazar au niveau circulation, il y a un festival, heureusement, nous sommes à vélo. A notre grande surprise, nous découvrons que la cycliste devant nous est notre Kiki, la Kiki du PPL, de mèche avec Pascal, venue nous faire la surprise de sa visite… Un moment très sympathique autour d’un demi (forcément, quand Kiki est là…), au frais dans un café…

Contrôle de Bagnols sur Cèze, C6 :

Instantané de Michel : Encore chaud !!! Très chaud !!! Retrouvailles surprises de Kiki, puis de Pascal, venus à notre rencontre.

Observations de Christian : Pascal PONS nous attend et faisons un bout de chemin ensemble jusqu’à Nîmes où nous logeons. Couchés à 23H pour un lever à 2H30…

La fin de l’étape ne fut pas simple. Kiki n’était pas bien du tout, surement un coup de chaleur et Pascal déploiera un plan secours non sans nous avoir guidé au préalable jusqu’à Nîmes par de petites routes bien agréables, commentant chaque endroit ou presque, tel le Pont du Gard. La soirée fut très agréable et s’éternisa un peu…

4ème journée, dimanche 12 juillet, Nîmes – Perpignan, 268Kms. Départ à 3H10, arrivée 15H50.

La nuit futtrès, très courte… mais la soirée, un excellent souvenir… Merci Nicole, merci Pascal, pour votre accueil et ce bon moment passés ensemble. Bonnes vacances à vous deux puisque vous partez ce matin après avoir différé votre départ suite à notre passage. La réussite de notre diagonale tenait maintenant dans la réussite de cette dernière étape et le respect de son timing. Alors debout ! Pas de questions à se poser… Pascal décide de nous accompagner énergiquement dans la petite fraîcheur matinale jusqu’à Mauguio, où nous retrouverons un autre copain du PPL, Guy, qui prendra le relais, après un deuxième petit déjeuner préparé par sa charmante épouse, Jo, le tout dans une bonne humeur méditerranéenne… Le problème, c’est qu’à chaque retrouvaille, le temps défile à une vitesse « grand V » et je ne suis pas en reste et le seul à alimenter la conversation, les « gens du Sud » sont aussi des bavards… Bref, comme souvent, nous étions en avance, nous sommes maintenant en retard…

Contrôle de Villeneuve les Maguelone, C7 :

Instantané de Michel : Pas de commentaires.

Observations de Christian : Nous longeons tout le littoral méditerranéen, ce qui n’est pas le pied en cette période de vacances. Les pistes cyclables sont encombrées et dangereuses

A Villeneuve les Maguelone, rien d’ouvert, c’est vrai que l’on est dimanche et nous perdons encore du temps à faire le tour du bourg. On se résout à faire des photos devant un panneau d’entrée de la commune, cela restera également des photos souvenirs. A Sète, nous sommes de nouveau dans les temps et c’est aussi l’endroit où Guy nous quitte. Nous ne manquons pas de le remercier, de les remercier de cette agréable surprise concoctée par nos copains du PPL. Devant nous, c’est simple d’après Guy, « vous suivez la piste cyclable ».

Malheureusement, c’est le début de « nos ennuis ». A trop vouloir rester sur cette piste cyclable qui est très fréquentée et qui devient dangereuse à notre goût à cause de multiples aspects, nous nous plantons en beauté malgré le GPS, nous dirigeant vers le Cap d’Agde au lieu de Agde… Après nous être bien énervés, pas l’un contre l’autre je vous rassure, nous avons connu pis, nous rectifions le tir en restant sur la route, ce qui est dommage en soi… Une pause rapide à Sérignan, je crois, je ne sais plus trop car je ne suis pas bien avec la chaleur qui est revenue, du moins c’est ce que je me dis à moins que ce ne soit la fatigue tout simplement, due à notre manque de sommeil. Du coté de Christian, ça a l’air d’aller, l’essentiel est qu’il y en ait au moins un à donner le rythme. Le temps presse toutefois, je décide de faire totalement confiance à mon GPS car aux abords de la cote, la fréquentation en ce week-end du 14 juillet, la circulation et l’orientation ne facilitent pas les choses. J’ai retrouvé de l’énergie avec la motivation de réussir cette diagonale, tous ces efforts, pas pour rien quand même…

Contrôle de Sigean, C8 :

Instantané de Michel : Pas de commentaires…

Observations de Christian : Perpignan approche, ouf… C’est la partie pour moi la moins agréable de cette diagonale, finalement nous arriverons à 15H50.

Je me souviens d’une fin d’étape menée tambour battant, en bord de mer, sans pouvoir réellement apprécier le paysage, avec beaucoup de vent de coté alors que l’on avait espéré le voir nous pousser un peu plus, beaucoup trop de monde pour filer à notre guise vers notre but final. Heureusement que j’avais peaufiné cette fin de parcours, suivant à la lettre les recommandations données sur le site de « Diagonales de France ». Je me souviens aussi, passé Port Barcarès et le bord de mer, que Christian se sentait déjà arrivé et moi qui savait qu’il restait encore un bout et que le temps nous était compté… Nous nous sommes alors relayés énergiquement, comme dans une course !!! Eh oui !!! Bien loin de ce que devrait être une diagonale… Au final, nous sommes arrivés à 15H50 à l’Hôtel de Police, soit 10 minutes avant la fin du délai. En clair, nous avions eu chaud aux fesses, c’est la première fois que cela m’arrivait à ce point… Cerise sur le gâteau tout de même, nous avons été accueillis par des applaudissements !!! Ceux de notre amie Michèle, encore une connaissance du PPL ainsi que ceux de Jacques, son compagnon, ils désespéraient déjà tous les deux de ne pas nous voir arriver à temps…

Maintenant, repos pendant 2 jours à Perpignan. Merci à Michèle et Jacques ainsi qu’à Gaétan, un autre PPL, pour les moments agréables passés ensemble, la baignade à Ste Marie-Plage, les repas où sont revenus inévitablement les souvenirs d’anciens combattants de notre campagne de Chine, entre autre. Merci à Jacques pour le nettoyage de nos montures malgré notre refus, merci à Michèle pour le lavage de nos vêtements avec notre assentiment. Comble de l’histoire, nous avons appris plus tard à Dunkerque, que Francis SWIDEREK, notre président, était en standby, pour P-D, dans la même résidence où nous logions et nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de nous rencontrer… Le feu d’artifice de ce 14 juillet clôtura notre halte de 2 jours, nous étions déjà au lit, lassés d’attendre ou peut-être déjà à ce qui nous attendait le lendemain…

PS : Merci à Jocelyne, SARiste dans l’âme, toujours égale à elle-même, c'est-à-dire parfaite. Merci à Laurent et André du Demi-Siècle, merci à tous nos copains du PPL, Kiki, Pascal (et Nicole), Guy (et Jo (Josiane)), Michèle (et Jacques) et Gaëtan qui nous fait la surprise de nous accompagner un bout de route ou d’être présent à un moment ou à un autre lors de cette diagonale. Un grand merci en plus à Pascal PONS pour l’aide qu’il m’a donné pour le parcours de cette diagonale. Ils nous ont tous bien aidé et ont donc contribué à la réussite de cette 1ère étape de notre périple d’été.
 

Nota :         P-B : Perpignan – Brest                            D-M : Dunkerque – Menton                     PBP : Paris-Brest-Paris

                    H-S : Hendaye – Strasbourg                                        M-H : Menton – Hendaye                         PPL : Pékin-Paris-Londres

                    S-B : Strasbourg – Brest                          H-D : Hendaye - Dunkerque

                                        

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Diagonale PERPIGNAN DUNKERQUE

Publié le par Velo Presqu'île de Crozon

PERPIGNAN – DUNKERQUE N° 15087

du 15 au 19 juillet 2015

Christian ARGOUD et Michel HERVE.

2ème étape d’un doublé Strasbourg-Perpignan et Perpignan-Dunkerque.

Compte-rendu de Michel HERVE, HAC Cyclos de l’Hermitage (35).

Appareil photo

1ère journée, mercredi 15 juillet, Perpignan – Gaillac, 220Kms. Départ à 8H15, arrivée 20H environ.

Après 2 journées et 3 nuits de repos passés à Perpignan, il est temps de ré-enfourcher nos vélos pour finir le programme prévu, à savoir cette deuxième partie de notre doublé S-P et P-D. L’heure de départ nous permet de prendre un sérieux petit déjeuner en prévision de la journée qui s’annonce. Michèle, notre copine du PPL et son compagnon Jacques ont tenu à faire le début du parcours avec nous, ils nous attendent d’ailleurs devant l’Hôtel de Police. Une fois le fameux tampon acquis, nous voilà partis. Ils nous accompagneront jusqu’au Col de la Dona où nous effectuerons quelques photos souvenirs. Nous nous retrouvons maintenant tous les deux et commençons à prendre des relais, prêts à affronter la chaleur qui s’annonce déjà.

Contrôle de Limoux, C1 :

Instantané de Michel : Bon départ, agréable au travers de l’arrière pays de perpignan. Photos au Col de La Dona (200m), il n’y a pas de petits cols… Ensuite, c’est la D117, moins agréable, avant de trouver le défilé de Pierre-Lys où l’on retrouve un peu d’ombre car le soleil chauffe déjà… Enfin Limoux, nos estomacs commençaient à râler…

Observations de Christian : Après avoir quitté Michèle et Jacques qui nous ont permis de sortir de Perpignan, nous attaquons la remontée des Corbières sous une chaleur accablante.

Le reste de la journée sera une question de patience, comme bien souvent, sans pour autant oublier de pédaler…

Contrôle de Gaillac, C2 :

Instantané de Michel : Arrivés à Brens… mais pointage à Gaillac, de l’autre coté de l’autoroute… Quelques kilomètres en plus, quand on aime… l’après-midi s’est correctement passée malgré la chaleur, commencerait-on à s’y habituer ? Un arrêt prolongé tout de même à …, au frais, pour regarder la fin de l’étape du Tour et s’hydrater un maximum… peut-être la solution à adopter pour supporter cette chaleur…

Observations de Christian : Nous avons trouvé un hôtel dans la périphérie de Gaillac. Après un bon repas réparateur, nous nous couchons vers 23H. Debout demain à 3H30.

 

2ème journée, jeudi 16 juillet, Gaillac – La Courtine, 274Kms. Départ à 4H, arrivée 20H30 environ.

Encore une fois, ce matin, d’évidence, nous avons un manque de sommeil. Hier soir, au restaurant tout près de l’hôtel, nous avons flâné en discutant de tout et de rien, enfin non, souvent de vélo il faut l’avouer, et c’était bien agréable. Ce matin, ça l’est moins, pour l’un comme pour l’autre… La journée s’annonce longue et difficile de part la chaleur prévue et le profil de l’étape qui n’est pas rien…

Contrôle de Bagnac sur Cèle, C3 :

Instantané de Michel : Dur, dur ce matin au réveil… 4H de sommeil, c’est quand même juste… Pas de petit déjeuner si ce n’est un gobelet de café machine plus un morceau de cake… Sur la route, dans les »trous » au niveau des rivières ou ruisseaux, la fraîcheur est présente et nous donne des frissons… Je m’endors et le petit déj et la pause qui va de pair à « La Croix Grande » nous fait le plus grand bien. Il faut éviter de faire du bruit, les clients de l’hôtel dorment encore. Les petites routes qui mènent à Bagnac nous permettent de rouler de front pour discuter un peu, si bien que les kilomètres « défilent » un peu plus vite.

Observations de Christian : Il fait bon de rouler à la fraîche car à partir de 10H, le soleil est de plus en plus chaud.

Contrôle de Neuvic, C4 :

Instantané de Michel : Cet après-midi, c’est chaleur, chaleur et encore chaleur au programme. Le goudron fond et colle aux roues et de plus, certains ont eu la bonne idée de mettre du gravillon pour arranger le tout… C’est une tonne à eau que l’on devrait avoir derrière nous. C’est incroyable le nombre de litres de Coca, Badoit, San Péllégrino, Ste Yorre et j’en passe (je ne parle pas des demi panachés car nous sommes sportifs et nous sommes écoutés ou lus…).  Mais c’est absolument nécessaire pour éviter le coup de bambou… Dernier pointage de la journée, vivement la soirée étape.

Observations de Christian : La chasse aux bars et aux fontaines continue. L’étape est usante et longue, 320 Km, pour arriver à La Courtine.

La journée a été effectivement longue mais nous avons bien géré notre affaire, montant chacun à notre rythme sans vouloir être absolument roue dans roue. Christian ne peut grimper comme d’habitude en danseuse, son sac fixé à l’arrière de son vélo est trop lourd, erreur de jeunesse de diagonaliste, c’est une première pour lui… De plus, nous ne sommes pas au bout de nos peines et de nos surprises avec la soirée étape qui se présente, des détails qui seraient trop long à vous raconter et c’est moi le bavard qui vous le dit. Une autre fois peut-être…

 

3ème journée, vendredi 17 juillet, La Courtine – Douchy, 314Kms. Départ à 4H15, arrivée 20H30 environ.

La Courtine, nous nous en souviendrons toute notre vie, de ce repas du soir et des gros soupirs de la serveuse à chaque fois que l’on demandait quelque chose… A propos, pour ceux qui recherche un gîte sur cette route, il y a un hôtel un peu plus loin, le patelin d’après, cela ne peut qu’être mieux…

Contrôle de Gouzon, C5 :

Instantané de Michel : Départ matinal de La Courtine. La porte de l’hôtel était restée grande ouverte, nos vélos très accessibles de la rue. Une soirée épique, l’employée un peu spéciale dira-t-on, ne voulant que l’on parte avant 7H… Rien d’ouvert pour manger un bout, on est trop tôt… Enfin, on trouve une boulangerie…

Observations de Christian : Départ 4H avec la traversée de Le Pelletin, Aubusson… La route rend bien…

Contrôle de Nérondes, C6 :

Instantané de Michel : Ca roule ce matin, le vent pousse un peu, les routes sont roulantes, cela tombe bien, la journée s’annonçait un peu longue, si on peut la raccourcir un peu… A Nérondes, trop tard pour l’hyper, il vient juste de fermer… Un plat du jour au « Ch’timi » conviendra bien, annonciateur de notre destination.

Observations de Christian : Toujours cette canicule (on finit par s’habituer) mais que d’arrêts pour boire et faire le plein d’eau.

Contrôle de Charny, C7 :

Instantané de Michel : Digestion, chaleur, fatigue, que ce fut dur cet après-midi… Dernier contrôle de la journée, un peu de ravitaillement pour la récupération et ce soir, au lit de bonne heure, du moins je l’espère… Christian est d’accord avec moi, la nuit passée ou plutôt l’étape de hier soir est encore dans nos mémoires.

Observations de Christian : Les journées se suivent et se ressemblent. Chaleur, soif…

Comme le dit Christian, les journées se suivent et se ressemblent. Pour changer un peu, pendant que Christian fait quelques emplettes dans le magasin d’à coté, je m’en vais quérir un coup de tampon à l’enseigne « Au Dernier Hommage ». Il s’agit bien là effectivement d’un magasin de pompes funèbres où j’ai été agréablement accueilli. La conversation et l’échange qui s’en ait suivi a été bien sympathique, les personnes comme à l’habitude, toujours étonnées de ce que l’on peut faire à vélo. La soirée étape se fera à Douchy, un peu plus loin que prévu initialement, toujours cela de gagné pour demain.

 

4ème journée, samedi 18 juillet, Douchy – Albert, 285Kms. Départ à 4H, arrivée 19H30 environ.

Les réveils se ressemblent, les matinées se ressemblent, les journées se ressemblent, nous sommes surtout fatigués…

Contrôle de Chailly en Brie, C8 :

Instantané de Michel : La pluie nous a réveillé ce matin… Heureusement, ce n’était qu’un feu de paille. Avant de trouver un vrai petit déjeuner, que ce fût long et fastidieux. Chose faite à Montereau, je crois… où le marché s’installait. La chaleur revient déjà, de gros travaux à Chailly nous ont fait craindre à l’obligation d’un grand détour. Heureusement pour nous, à vélo, ça passait.

Observations de Christian : A 4H ce matin, quelques gouttes de pluie et plus rien. Si ce n’est que ça, pour effet de rafraîchir l’atmosphère…

Contrôle de Lassigny, C9 :

Instantané de Michel : Pas de commentaires.

Observations de Christian : Un signe, la chaleur est moins accablante et cela se ressent sur l’état de fatigue.

Le pointage de Lassigny, où une fête se prépare, se fait façon « express » malgré les quelques mots échangés avec la fleuriste. Cela faisait longtemps que cela ne nous était pas arrivé. Je crois que nous sommes pressés de finir la journée. Le profil plat du moment nous permet de rouler plus vite également et c’est vrai aussi qu’il fait moins chaud, ça va nettement mieux tout de suite.

 

5ème journée, dimanche 19 juillet, Albert - Dunkerque, 145Kms. Départ à 3H45, arrivée 11H00.

Quelques gouttes de pluie ce matin, j’en viens à me demander ce qui est préférable… Même de nuit, on sent que le ciel est chargé. C’est notre dernière journée, enfin, notre dernière matinée. Nous sommes partis un peu plus tôt que prévu pour avoir un peu plus de marge et ne pas revivre notre arrivée à Perpignan. Jérôme BACLET, SARiste, doit faire un bout de route avec nous, c’est convenu depuis hier soir.

Contrôle de St Pol sur Ternoise, C10 :

Instantané de Michel : De la pluie est tombée avant notre départ. La route est mouillée mais cela s’est arrêté. Départ encore de bonne heure, c’est dur mais c’est parti. Le brouillard nous accompagne pendant la route. Enfin St Pol, dernier pointage. Jérôme BACLET doit nous retrouver bientôt, ce sera l’occasion de se remémorer les moments passés ensemble, il y a 4 ans, lors de D-M…

Observations de Christian : Ce matin, nous faisons un bout de chemin avec Jérôme et pour clore la diagonale, dernière heure sous la pluie…

Le dernier tampon est dans la boîte ou plutôt sur le carnet, pas de bistrot d’ouvert, nous allons devoir patienter pour nous offrir un grand café, la viennoiserie achetée est bonne mais ne nous booste pas. La joie de retrouver Jérôme me remet en selle, il est là, quelques kilomètres plus loin, un grand plaisir de le retrouver toujours aussi en forme. Après les photos d’usage qui alimenteront le site de « Diagonales de France », nous voilà repartis tambour battant. Le coup de boost souhaité est bien là en la personne de Jérôme, on a du mal à le suivre, il nous sort du train-train dans lequel nous étions tombés… Du coup, ça avance sérieusement mais nous ne manquons pas de lui rappeler que nous aimerions lui offrir un café et d’en prendre un par la même occasion. C’est dimanche, peu de bistrots d’ouverts, ce qui m’étonne un peu tout de même… Enfin, en voilà un qui se présente, on va pouvoir souffler et discuter plus tranquillement, nous ne sommes pas en retard…

Le petit mot de Jérôme Baclet à Lillers : BACLET Jérôme, SARiste sur Béthune, est allé à la rencontre de Michel HERVE et son copain ARGOUD Christian de bonne heure le matin, je les ai interceptés à la sortie de St Pol.

Je tenais aller à la rencontre de Michel car je l’avais déjà accompagné, le souvenir de la piste de ski à Noeux les Mines reste un bon souvenir.

Michel a emmené avec lui Christian, qui en est à sa 2ème diagonale, l’expérience au service d’un novice, bel exemple de solidarité. De bonne heure le matin, trouver un café d’ouvert est une aubaine ; Ca requinque l’homme, en plus il était bon, ce n’était pas de « la chirloute »… Assez plaisanté, il faut repartir pour remplir le contrat.

Ce fût un réel plaisir de les avoir accompagnés. Bonne route à vous deux et bon PBParis. Amitiés. Jérôme.

Jérôme nous accompagne encore un moment, ce qui nous permet de discuter d’un peu de tout, mais toujours de façon enrichissante. Il déborde d’énergie, sa femme le traite de « fou », dixit Jérôme lui-même, à se lever de si bonne heure le matin pour aller au devant de cyclos qu’il ne verra peut-être pas… Pour ce qui nous concerne, il nous a vus et le plaisir de se rencontrer a été réciproque et partagé.

Nous filons maintenant Christian et moi vers Bergues, car de gros nuages nous menacent. Comble de l’histoire, nous avons souffert de la chaleur pendant nos deux diagonales et nous finirons trempés et transis de froid à Bergues, pour la carte postale et à Dunkerque pour notre tampon à l’Hôtel de Police (toujours bien accueillis), mais avec le sourire et la satisfaction d’avoir réussi notre périple.

L’après-midi, le soleil est revenu sur Dunkerque achevant de nous réchauffer définitivement, nous avons même mangé en terrasse malgré le petit vent frais. Hasard de notre randonnée, le soir, alors que la nuit pointait son nez et que nous rentrions à l’hôtel toujours sur nos vélos, nous avons rencontré Francis SWIDEREK, tout juste arrivé de sa diagonale et qui repartait de suite avec son fils. Nous avons pris le temps d’échanger quelques mots avant qu’il ne reparte pour un repos bien mérité, lui aussi. Un moment bien sympathique, comme je les aime… Initialement, nous avions envisagé dans la foulée de rejoindre Strasbourg, pour une partie, à vélo pour retrouver le véhicule de Christian (pour ma part, j’étais venu en train). Le sujet, quand même évoqué, fut vite évacué, le train serait une bonne solution malgré l’obligation de passer par Paris…

Que me reste-t-il en tête aujourd’hui de ces deux diagonales effectuées en binôme ? Les moments difficiles ? Non, bien qu’il y en ait eu évidemment comme le manque de sommeil plus particulièrement et la chaleur. Non, ce qui me reste et qui me restera en tête, c’est surtout ces jours à pédaler avec Christian, ces moments passés ensemble, un peu en dehors du temps, un peu comme lors du PPL, en plus intime par contre. Ce que je constate et que je savais, pour effectuer une diagonale, ou quelque chose de similaire, à deux ou en groupe, mieux vaut bien connaître ses partenaires. Avec Christian, je savais où j’allais, vus que l’on s’était supporté pendant cinq mois dans des conditions bien plus dures… De plus, on a à peu près le même niveau de vélo, la même façon de voir les choses au niveau de la pratique du vélo, on ne s’exposait pas à beaucoup de risques. Pas de tensions au sein de notre « couple » du moment même si on a chacun ses petites habitudes et forcément ses défauts. Vraiment, deux belles diagonales en duo que j’ai vécues de façon bien différente qu’en solo, beaucoup plus facile à gérer mentalement car on partage les moments difficiles et les doutes, car on est deux à prendre garde à l’itinéraire, car, pour tout dire, on est deux à gérer une route commune. En cela, avoir initié un ami sur une diagonale m’a rempli de satisfaction, j’espère que Christian aura attrapé le virus…

PS : Merci à Jérôme, SARiste dans l’âme, toujours égal à lui-même, c'est-à-dire avec une pêche d’enfer et une jeunesse toujours présente. Merci à notre copine du PPL, Michèle et son compagnon Jacques de nous avoir accompagnés un bout de route au début de cette diagonale. Un grand merci en plus à Guy ESTOPINA, diagonaliste lui aussi, pour l’aide qu’il m’a donné pour le parcours de cette diagonale. Ils nous ont tous bien aidé et ont donc contribué à la réussite de cette 2ème étape de notre périple d’été.

Nota :         P-B : Perpignan – Brest                            D-M : Dunkerque – Menton                     PBP : Paris-Brest-Paris

                    H-S : Hendaye – Strasbourg                                        M-H : Menton – Hendaye                         PPL : Pékin-Paris-Londres

                    S-B : Strasbourg – Brest                          H-D : Hendaye - Dunkerque

                    

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